En France, la rentrée 2026 se place plus que jamais sous le signe du mouvement. Alors que 73 % des 11-17 ans n’atteignent pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en matière d’activité physique, soit au moins 60 minutes par jour, l’État multiplie les initiatives pour faire davantage bouger les enfants et les adolescents.
Le sport gagne du terrain dès l’école
C’est l’une des nouveautés de cette rentrée : en septembre 2026, la France lance pour la première fois « Septembre Bouge », un mois entièrement consacré à l’activité physique et sportive. L’opération, intégrée à la Stratégie nationale Sport-Santé 2025-2030, doit devenir un rendez-vous annuel. Une tournée passera notamment par 18 villes-étapes, avec des initiations, démonstrations et ateliers gratuits.
À l’école primaire, les 30 minutes d’activité physique quotidienne complètent déjà les cours classiques d’EPS les jours où ceux-ci ne sont pas prévus. Le principe est simple : permettre aux enfants de bouger chaque jour, sans forcément passer par une séance de sport formelle.
D’autres dispositifs accompagnent cette politique. Le Savoir Rouler à Vélo apprend aux enfants de 6 à 11 ans à devenir autonomes à vélo, tandis que le savoir-nager reste une priorité de la maternelle au lycée. Au collège, deux heures supplémentaires de sport peuvent aussi être proposées dans certains établissements, notamment en éducation prioritaire.
Depuis la rentrée 2025, les élèves de sixième peuvent également passer une évaluation de leurs aptitudes physiques. Enfin, le sport scolaire complète l’EPS grâce aux associations présentes dans les établissements, comme l’USEP dans le primaire et l’UNSS dans le secondaire.
Le sport, bien plus qu’une façon de se dépenser
Faire du sport aide l’enfant à grandir et à développer son corps. Chez les plus petits, il participe à l’équilibre, à la coordination et à la maîtrise des mouvements. En grandissant, il améliore l’endurance, l’agilité et la musculature.
Mais le sport agit aussi sur le cerveau. Selon l’Institut du cerveau, une activité physique régulière favorise notamment la concentration, la mémoire, l’attention et la gestion du stress. Chez les enfants et les adolescents, elle contribue également à la plasticité cérébrale et accompagne ainsi les apprentissages.
Et puis il y a le mental. Rater un geste, perdre un match, gérer le stress avant une compétition ou réussir quelque chose que l’on pensait impossible apprend peu à peu à persévérer, à gérer ses émotions et à se dépasser.
Quel sport à quel âge ?
De 3 à 5 ans : découvrir son corps
À cet âge, l’objectif est surtout de bouger et de s’amuser. Baby-gym, natation, éveil sportif, danse ou activités rythmiques permettent de travailler l’équilibre et la coordination sans entrer trop tôt dans la compétition.
Le rugby peut aussi commencer très jeune. La Fédération française de rugby propose le Baby Rugby dès 3 ans, sous forme de jeux et d’ateliers de motricité adaptés aux tout-petits, avant l’entrée progressive dans le rugby éducatif.
De 6 à 9 ans : tester et varier
Football, rugby, handball, volley, basket, badminton, natation, tennis, gymnastique, patinage ou arts martiaux : c’est une période idéale pour essayer plusieurs disciplines et voir ce qui plaît vraiment à l’enfant.
Tester différents sports permet aussi de comprendre s’il préfère le collectif, la technique, l’endurance, la vitesse ou une activité plus individuelle. Les cours de multisports peuvent être une bonne solution pour les enfants qui hésitent et souhaitent découvrir plusieurs pratiques avant de choisir.
Et s’il montre très tôt une vraie passion ou des facilités particulières pour une discipline, rien n’empêche évidemment de la pratiquer plus sérieusement.
À partir de 10 ans : commencer à choisir
Après avoir essayé différentes activités, les goûts se précisent généralement. L’enfant peut alors avoir envie de se consacrer davantage à un sport, de progresser, de participer à des compétitions ou simplement de continuer celui dans lequel il se sent le mieux.
C’est aussi un âge où l’offre peut s’élargir vers des disciplines plus techniques ou spécifiques : escalade, escrime, équitation, aviron, tir à l’arc ou sports de raquette peuvent séduire ceux qui souhaitent essayer autre chose que les grands sports collectifs.
Quel sport pour quel enfant ?
- Pour se dépenser : football, rugby, handball, basket, natation ou athlétisme conviennent bien aux enfants qui ont besoin de beaucoup bouger.
- Pour jouer en groupe : football, rugby, basket, volley ou handball développent le plaisir du collectif et l’esprit d’équipe.
- Pour progresser à son rythme : tennis, badminton, natation ou gymnastique permettent davantage de mesurer ses propres progrès.
- Pour apprendre la maîtrise de soi : judo, karaté et autres arts martiaux travaillent concentration, discipline et respect des règles.
- Pour travailler le maintien et la précision : danse classique, gymnastique ou patinage développent posture, souplesse et coordination, mais aussi rigueur et persévérance.
- Pour les amateurs de défis : escalade, escrime, canoë, aviron ou tir à l’arc peuvent séduire les enfants attirés par la technique et le dépassement de soi.
- Pour ceux qui aiment l’eau et le plein air : voile, canoë, aviron, surf ou natation permettent de combiner activité physique et découverte d’un environnement différent.
En France, regarder aussi au-delà du football
Le football reste évidemment incontournable, mais la France offre un choix particulièrement large. Rugby, basket, tennis, judo, natation, gymnastique, danse, équitation, athlétisme ou escrime comptent aussi parmi les disciplines bien implantées chez les jeunes.
Le lieu où l’on vit peut naturellement orienter les possibilités. Sur le littoral, surf, voile, aviron ou canoë sont faciles à trouver. Dans les régions de montagne, ski, escalade, randonnée ou VTT prennent davantage de place.
En ville, le choix peut être encore plus vaste, avec des clubs de sports de combat, de danse, de gymnastique ou d’escalade, mais aussi des équipements qui permettent de découvrir le skate, le roller, l’escrime ou parfois des disciplines moins courantes. L’intérêt est justement de regarder ce qui existe près de chez soi plutôt que de se limiter aux sports les plus connus.
Les 5 questions à se poser avant de l’inscrire :
- Est-ce vraiment lui qui a envie d’essayer ?
- Peut-il faire une séance d’essai avant de s’engager ?
- L’ambiance du club correspond-elle à ce qu’il recherche : loisir, progression ou compétition ?
- Le rythme est-il réaliste pour l’enfant et pour toute la famille ?
- Et surtout : a-t-il envie d’y retourner ?
Le bon sport n’est pas forcément celui que pratiquent ses amis ou celui dans lequel les parents l’imaginent exceller. C’est celui qui lui permet de bouger, de progresser, de se dépasser et surtout d’avoir envie de recommencer.
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