Primo-accédants : pourquoi acheter en 2026 coûte moins cher

Les primo-accédants échappent à la hausse des frais de notaire. Un avantage concret qui réduit le coût d’entrée à l’achat.
Les primo-accédants échappent à la hausse des frais de notaire. Un avantage concret qui réduit le coût d’entrée à l’achat.
Gustavo Fring Pexels

L’avantage peut paraitre discret mais il est bien réel. Alors que l’achat d’un logement reste un projet lourd financièrement, les primo-accédants bénéficient d’un petit coup de pouce. Ils sont protégés de la hausse des frais de notaire, une mesure décidée cette année dans de nombreux départements. Résultat : un coût d’entrée plus faible que pour les autres acheteurs. Un bon plan alors que chaque euro compte pour les nouveaux acquéreurs.

D’après la Banque de France, les primo‑accédants, c’est‑à‑dire des ménages qui n’ont pas été propriétaires de leur résidence principale depuis au moins deux ans et qui s’engagent à occuper le logement comme résidence principale pendant cinq ans, représentent environ la moitié des nouveaux crédits immobiliers pour l’achat d’une résidence principale.

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Depuis la loi de finances 2025, les départements peuvent augmenter leur part de droits de mutation – ce que l’on appelle à tort les “frais de notaire”. Cette part est passée de 4,5 à 5% dans la majorité des départements, faisant grimper le total des frais autour de 6,3% du prix du bien dans l’ancien. Une hausse dont sont donc exonérés les primo-accédants.

Jusqu’à 1 500 euros d’économie dès l’achat

Une aubaine : dans un département ayant voté la hausse, l’écart est net.
Par exemple, pour un logement ancien acheté 200 000 euros, un acheteur classique paiera environ 12 600 euros de droits, contre environ 11 600 euros pour un primo-accédant. Soit près de 1 000 euros d’économie. À 250 000 euros, l’écart dépasse 1 250 euros. À 300 000 euros, le gain approche 1 500 euros.

Ce n’est pas une aide versée, mais une dépense évitée, ce qui revient exactement au même pour le budget d’un ménage. Cet écart est d’autant plus visible dans les zones où les prix immobiliers sont élevés. En Île-de-France, dans les grandes métropoles ou sur le littoral, 0,5 point de frais en moins représente plusieurs milliers d’euros sur le ticket d’entrée.

D’un autre côté, pour les départements qui n’ont pas relevé leur taux, il n’y a pas de différence entre primo-accédants et autres acheteurs : tout le monde reste au même niveau de frais.

D’autres dispositifs pour alléger le budget

Une sorte de protection donc, qui s’ajoute à toute une série de mesures en faveur des primo-accédants. Ainsi, le prêt à taux zéro a été renforcé avec des plafonds de revenus relevés et la possibilité de financer une part du projet sans intérêts. Résultat : cela réduit l’apport personnel nécessaire pour de nombreux ménages.

Certaines collectivités vont même plus loin. Certaines, comme Paris, accordent des aides directes (jusqu’à près de 40 000 € à taux zéro) ou des subventions régionales pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. D’autres dispositifs, comme le bail réel solidaire ou l’accession sociale sécurisée, permettent aussi de réduire sensiblement le prix d’achat dans les zones tendues. Un vrai coup de pouce pour les ménages, à l’heure où les prix se stabilisent mais où l’accès au crédit reste sélectif.

Moins de frais à l’achat, c’est souvent un apport plus facile à constituer, un projet qui passe plus aisément le cap de l’accord bancaire, ou la possibilité de conserver une petite réserve de sécurité après l’acquisition.

Et si, pour certains, 1 000 à 1 500 euros peuvent sembler une somme dérisoire, ces dispositifs constituent un véritable plus différentiel à l’heure de boucler un plan de financement. Ainsi, sans révolutionner le marché, le statut de primo-accédant reste en 2026 un atout concret : acheter son premier logement coûte un peu moins cher que pour les autres, et c’est précisément à ce moment-là que l’aide est la plus utile.

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