Crédit immobilier : des taux en hausse en 2026 et 2027

En 2026‑2027, les nouveaux crédits immobiliers coûteront plus cher aux ménages, avec des taux vers 3,5%, puis près de 4%.
En 2026‑2027, les nouveaux crédits immobiliers coûteront plus cher aux ménages, avec des taux vers 3,5%, puis près de 4%.
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La tendance est à la hausse. En 2026, les acheteurs qui vont frapper à la porte de leur banque devront composer avec un crédit plus cher qu’en 2025. Selon les dernières projections de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des nouveaux prêts immobiliers atteindrait 3,41% sur l’année 2026, puis 3,60% en 2027. Des moyennes qui ne doivent pas occulter des pics attendus au 4ᵉ trimestre 2026 (3,55%) et au 4ᵉ trimestre 2027, où les taux pourraient s’approcher des 4% (3,97%).

On est donc loin du crédit « bon marché » des années 2021 et 2022. Conséquence : des mensualités plus élevées pour un même montant emprunté, ou une capacité d’achat réduite pour les ménages qui veulent maintenir une mensualité supportable.

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2025, l’année du point bas… déjà derrière nous

Qu’il semble loin, le temps du point bas. Une autre époque qui avait offert une sorte de respiration bienvenue aux acheteurs. C’était en juin et en août dernier. Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen d’emprunt du marché français avait alors touché 3,06%. À ce moment‑là, certains emprunteurs ont pu sécuriser des offres autour de 3% hors assurance, en fonction de la durée et de la qualité de leur dossier.

Fin de la parenthèse : la remontée des taux s’est enclenchée dès la rentrée. Sur le 4ᵉ trimestre 2025, le taux moyen est remonté à 3,14%, pour atteindre 3,17% en décembre 2025, d’après les données publiées par l’Observatoire. Pour les acheteurs qui ont attendu l’automne pour lancer leur projet, la facture était déjà plus lourde que quelques mois plus tôt.

Pourquoi les banques remontent leurs taux ?

Croissance molle, incertitudes politiques, inflation résiduelle, le cocktail est fatal pour l’économie française. Les analystes de Credit Logement/CSA évoquent une dégradation de l’environnement économique et par ricochet un climat clairement moins favorable. Résultat : le cout de l’argent est en hausse. Les banques françaises empruntent elles‑mêmes plus cher sur les marchés, notamment à cause de la remontée du coût de la dette de l’État français, à des niveaux qui n’avaient plus été vus depuis près de quinze ans.

Dans ce contexte négatif, les établissements répercutent ces hausses sur les nouveaux crédits immobiliers pour préserver leurs marges. Au final, ce sont les emprunteurs qui paient l’addition : le crédit devient plus sélectif et les arbitrages plus serrés sur le budget logement.

Qu’est‑ce que ça change pour votre projet ?

La hausse reste graduelle, mais bien réelle. Ainsi, un emprunt sur 20 ou 25 ans pèsera davantage dans le budget, surtout pour les acheteurs déjà confrontés à des prix élevés dans les grandes villes. Avec des taux moyens projetés à 3,41% en 2026 puis 3,60% en 2027, certains ménages devront réduire la surface visée, s’éloigner du centre ou augmenter leur apport pour rester dans les clous du taux d’endettement maximum.

Dans cet océan de mauvaises nouvelles, il reste un coin de ciel bleu : ces projections ne sont que des moyennes. En d’autres termes, les meilleurs dossiers peuvent encore négocier à la baisse leur taux d’emprunt. À l’inverse, les profils les plus fragiles se verront imposer des conditions plus strictes. Plus que jamais, il va falloir soigner son dossier, être stratégique… et anticiper son projet avant que les taux ne flirtent vraiment avec les 4% en 2027.

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