C’est une tendance de fond. Après deux années marquées par la remontée des taux et la chute des transactions, le marché immobilier change de braquet. Comme l’indique le baromètre LPI‑IAD, dans les grandes métropoles, "contrairement aux années précédentes, les prix de l'immobilier sont à la hausse (…) en 2025".
Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux ou encore Rennes enregistrent désormais des hausses qui dépassent parfois 3% sur un an, comme à Bordeaux où les appartements se vendent 3,9% plus cher en février 2026 qu’un an plus tôt. Un redémarrage, donc, mais à plusieurs vitesses. Car si les grandes métropoles sortent progressivement de la phase baissière, ce sont surtout les maisons avec jardin qui voient leurs prix s’envoler, notamment dans l’ouest de la France, en périphérie des grandes villes et dans de nombreuses villes moyennes.
Dans le détail, fin juillet, 75% des villes de plus de 100 000 habitants ont enregistré une hausse des prix dans l’ancien en 2025, selon le baromètre LPI‑IAD. Après deux ans de baisse, la majorité des grandes villes se situent désormais dans une fourchette de progression souvent comprise entre +1% et +4% sur un an.
Les villes moyennes tirent leur épingle du jeu
Dans ce classement publié par Imodirect, ce sont les villes moyennes qui affichent les hausses les plus marquées en 2025. Entre 2024 et 2025, Orléans progresse ainsi de 8,5%, Besançon de 7,7%, Tours de 7,1% et Caen de 6,5%. On peut ajouter Toulon et Mulhouse (toutes deux en hausse de 5,6%) ainsi que Clermont‑Ferrand (5,2%) sur le segment des appartements. Capital relève par ailleurs que dans plusieurs autres villes moyennes, comme Metz, Laval ou Thionville, les tarifs ont augmenté d’au moins 10% sur un an, dans un contexte d’offre jugée « relativement faible ». Le baromètre LPI‑IAD signale également un retour de fortes hausses dans plusieurs agglomérations régionales en 2025, après une année 2024 plus calme, ce qui confirme que ce sont bien les villes moyennes qui tirent la hausse des prix.
Autres points chauds : destinations de vacances et façade Ouest. Les villes balnéaires et de villégiature affichent de belles progressions, à l’image de Toulon (7 %), Annecy (6 %) ou Fréjus (7,3 %). Dans l’Ouest, les hausses sont parfois spectaculaires : Quimper progresse de 8,9%, La Roche‑sur‑Yon de 7,8%, La Rochelle de 5,4 %. De manière générale, les maisons avec jardin situées sur la façade Atlantique, en Bretagne et sur la Côte d’Azur se renchérissent nettement plus vite que la moyenne, dans un contexte de forte demande et d’offre limitée.
La maison avec jardin a la cote
Dans le même temps, le mot « rebond » s’applique aussi au marché de la maison individuelle. Sous l’effet du prêt à taux zéro élargi à l’ensemble du territoire au 1er avril 2025 et de la détente des taux d’intérêt, les ventes de maisons neuves ont bondi de 33 % en 2025, pour atteindre 67 800 unités.
Autre tendance lourde : la montée en puissance des maisons avec jardin sur les marchés les plus tendus. Sur la Côte d’Azur, en Bretagne et plus largement le long du littoral Atlantique, les observateurs décrivent des biens devenus « ultra‑rares », avec des stocks très réduits et des hausses de prix nettement supérieures à la moyenne nationale. Très prisées, les maisons individuelles – surtout celles offrant un extérieur – concentrent une part croissante de la demande dans ces secteurs.
Cette nette accélération sur les maisons contraste avec la progression plus modérée, voire encore négative, des appartements dans certains centres‑villes, où la reprise reste plus timide.
Pour pouvoir laisser un commentaire, vous devez Vous connecter avec votre compte