Île-de-France : les assurances font flamber les charges de copropriété

En 2025, les copropriétaires franciliens ont vu leur facture grimper de 4,1%. Derrière cette hausse, un coupable : l'assurance.
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C'est un chiffre qui n'en finit plus de grimper. Et comme souvent, l'Île-de-France se démarque du reste du pays. Selon le baromètre du syndic Matera publié dans le quotidien « Le Parisien - Aujourd'hui en France », les charges de copropriété ont progressé de 4,1% en moyenne en Île-de-France en 2025. Les copropriétaires franciliens ont sorti de leur poche 1 153 € en moyenne dans l'année pour leur logement, soit 27% de plus que le reste du pays (911 €). Sur trois ans, la hausse cumulée atteint 9,6%.

Ce n'est pas une nouveauté : selon le 12e Observatoire des charges de copropriété de la FNAIM du Grand Paris, les charges atteignaient déjà en moyenne 43,34 €/m² de surface assurée (2 453,95 € par lot et par an en 2023), près du double de la moyenne nationale estimée autour de 25 €/m² selon plusieurs baromètres du secteur.

Après l’énergie, au tour de l’assurance de connaître une hausse importante 

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Sauf que ce qui change c’est la nature de cette hausse. Si l'énergie tirait ces derniers temps les charges vers le haut — le gaz avait augmenté de 60 à 70%, l'électricité de 28 à 30% — cette fois-ci ce sont les assurances qui font grimper la facture. Les contrats multirisques des copropriétés en Île-de-France se sont envolés de 16% en moyenne en un an. Les contrats de maintenance affichent eux aussi une hausse à deux chiffres (+11%). 

La raison ? Depuis le 1er janvier 2025, une taxe obligatoire incluse dans tous les contrats d'assurance immeuble — la surprime « catastrophes naturelles » — a été relevée de 12% à 20% par arrêté de l'État, motivé par la multiplication des sinistres et leurs coûts de plus en plus élevés. Une première en vingt-cinq ans, qui a mécaniquement alourdi toutes les primes.

Dans le détail, le poste assurance a explosé particulièrement dans la capitale. À Paris, la hausse atteint 21% en 2025, soit 220 € en moyenne par logement et par an, selon les données de Matera. Même niveau d’augmentation dans le Val-de-Marne (218 €). Arrivent ensuite la Seine-Saint-Denis (+19%, 201 €) et le Val-d'Oise (+18%, 179 €), indique « Le Parisien - Aujourd'hui en France » dans ses colonnes. 

Vieux immeubles, nouveaux risques : la facture appelée à s’alourdir 

Une surprise ? Pas forcément. Il faut regarder du côté de l'âge du parc immobilier. Paris concentre des habitats particulièrement anciens : la moitié a été construite avant 1946, et la FNAIM du Grand Paris avance même que 60% du parc l'a été avant la Première Guerre mondiale. Avec la vétusté des lieux, le besoin de travaux et le risque de sinistres (fuites, infiltrations, pannes) de plus en plus élevé, les contrats d'assurance suivent mécaniquement cette inflation.

La tendance est même appelée à durer. Dans un contexte de dérèglement climatique accéléré, le coût des sinistres climatiques est estimé à 6,5 milliards d'euros en 2023 selon France Assureurs. Ce dernier anticipe même un doublement de la facture d'ici 2050. Au final, c’est une double peine pour le copropriétaire francilien moyen : la hausse énergétique à peine digérée, voilà que l'assurance arrive dans l’équation.

Quelles solutions existent alors pour s'en sortir ? Plusieurs experts du secteur conseillent de mettre assureurs et prestataires en concurrence. Objectif : faire baisser les prix. Une méthode, parmi d'autres, pour tenter de faire passer la pilule ?

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