Au pied de ses sept collines, Saint‑Étienne, ville industrielle en éternelle reconversion, reste l’une des grandes villes les moins chères de France. Le prix moyen des logements atteint environ 1 200 €/m² pour les appartements et 2 000 €/m² pour les maisons, selon le magazine Capital. Près de 173 000 habitants vivent dans la capitale de la Loire, dont près de 28 % sous le seuil de pauvreté. Selon les derniers chiffres de l’INSEE, plus de 12 % des logements étaient vacants.
Rénovation et pouvoir d’achat au cœur du projet Juanico
Le logement est l’un des piliers du programme de Régis Juanico. Pour l’élu socialiste, tête de liste de « Rassembler Saint‑Étienne », l’objectif est de concentrer les efforts sur les quartiers où l’habitat est le plus dégradé, en ciblant en priorité le parc ancien en mauvais état. Il annonce la création d’un « tiers‑payant énergétique municipal » pour « lutter contre les passoires thermiques et protéger les familles ».
Concernant les logements vacants, Juanico promet des aides pour remettre des biens vides sur le marché avec des loyers modérés, la taxation des logements durablement inoccupés et le développement d’habitats groupés, participatifs ou intergénérationnels.
Pour Labich, mettre fin aux délais d’attribution et défendre la « dignité »
Adjointe au maire, Siham Labich, candidate de la liste « Cœur Stéphanois », place la « dignité » au centre de son discours de campagne. « Nous réduirons les délais d’attente pour obtenir un logement confortable et décent », promet‑elle dans une vidéo de campagne, en s’adressant notamment aux familles qui attendent trop longtemps un appartement adapté à leurs besoins.
Autre priorité affichée : des logements « confortables et décents » pour tous. Sa campagne s’inscrit dans la continuité des opérations de renouvellement urbain et dans le cadre du dispositif national « Territoires engagés pour le logement ». Plus de 1 500 logements, soit près de 100 000 m², sont prévus d’ici 2027, dont 680 neufs, 372 remis sur le marché après réhabilitation et 477 dans le cadre d’OPAH‑RU (Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat – Renouvellement Urbain), avec au moins 25 % de logements sociaux.
Mercier (LFI) veut des BRS et plus de logements étudiants publics
Pour Valentine Mercier, candidate de La France insoumise, « à Saint‑Étienne, quasiment une personne sur trois vit sous le seuil de pauvreté ». Pour elle, le logement est un droit fondamental qui doit être mieux protégé face aux marchands de sommeil et à certains acteurs privés.
Autre axe fort de son programme : la mise en place de baux réels solidaires (BRS), afin de permettre aux ménages modestes d’acheter à moindre coût. La tête de liste de « Saint‑Étienne Insoumise » revendique également « plus de logements du CROUS pour les étudiants », afin de contrer l’implantation massive de résidences privées et de lutter contre la précarité étudiante.
Cinieri mise sur la reconversion du site de la Charité
La « dignité » dans l’habitat constitue également un étendard pour Dino Cinieri. Le candidat LR, promet de renforcer la lutte contre l’habitat indigne et contre les pannes à répétition, dans le parc social comme dans le privé.
Autre dossier clé pour Cinieri : le site de la Charité, où se trouvait l’ancien hôpital de la ville. Il souhaite le transformer en un quartier doté de logements de « haute qualité » et accélérer le « plan façades » afin d’améliorer l’image de la ville. Il met aussi l’accent sur la création de logements adaptés au vieillissement.
Les élections municipales ont lieu les 15 et 22 mars 2026.
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