Parmi les mesures envisagées dans le budget 2027, le gouvernement prévoit la création d’un prêt à taux zéro (PTZ) « parentalité ». Ce dispositif vise à aider les ménages qui attendent un enfant ou ont de jeunes enfants à adapter leur logement à l’évolution de leur famille. Il pourrait notamment permettre à des propriétaires de financer l’achat d’un logement plus grand.
Le prêt à taux zéro (PTZ) est une aide destinée à faciliter l’achat d’une résidence principale. Il permet de financer une partie de l’opération sans payer d’intérêts, en complément d’un autre crédit immobilier.
Contrairement au PTZ classique, réservé en principe aux primo-accédants, le PTZ « parentalité » pourrait aussi bénéficier aux ménages déjà propriétaires de leur résidence principale, a rapporté RMC. Le projet initial prévoit toutefois des conditions de ressources, dont la suppression est proposée par amendement.
Accompagner l’arrivée d’un enfant
Le projet initial vise les ménages qui attendent un enfant ou dont l’enfant est âgé de moins de trois ans, sous conditions de ressources. L’objectif est de tenir compte des besoins immobiliers qui peuvent apparaître à l’arrivée d’un enfant, lorsque le logement devient trop petit ou ne correspond plus à la composition du foyer.
Un amendement porté par le député MoDem Jean-Paul Mattei, adopté en commission des finances le 8 octobre, propose d’élargir le dispositif. Il prévoit notamment de porter l’âge limite de l’enfant à moins de cinq ans et de supprimer les conditions de ressources.
L’amendement prévoit également que le prêt puisse atteindre 100 000 euros par opération, dans la limite de 50 % du coût total de celle-ci. Le montant effectivement accordé dépendrait donc du coût du projet et des modalités réglementaires retenues.
Les propriétaires aussi concernés
Le PTZ « parentalité » pourrait déroger à ces règles pour les ménages concernés par l’arrivée d’un enfant. Une famille déjà propriétaire pourrait ainsi mobiliser cette aide pour acheter un logement plus grand ou agrandir son habitation actuelle.
Cette ouverture répond à une situation concrète : l’arrivée d’un enfant peut conduire à revoir ses besoins en matière de logement, même lorsque le ménage a déjà accédé à la propriété. Le dispositif élargirait donc le champ du soutien public, au-delà des seuls ménages qui achètent leur première résidence principale.
Les critiques de l’opposition
La suppression des conditions de ressources proposée par amendement suscite des critiques à gauche. Éric Coquerel, député de La France insoumise, redoute que des ménages aisés soient mis « en concurrence » avec ceux « qui n'ont pas de ressources et ne peuvent pas se passer » du PTZ, selon des propos rapportés par RMC et repris par VIF.
Les Écologistes s’opposent, quant à eux, au dispositif dans son ensemble. Ils dénoncent un « bonus familial » susceptible de bénéficier à des ménages déjà propriétaires, alors que le PTZ devrait avant tout favoriser l’accession à la propriété, selon les mêmes sources.
Un dispositif encore en discussion
Le PTZ « parentalité » figure dans le projet de loi de finances pour 2027, mais ses modalités ne sont pas encore définitivement arrêtées. Les dispositions proposées par amendement peuvent encore évoluer au cours de l’examen parlementaire.
Le dispositif reste soumis à l’adoption définitive du budget 2027. Son périmètre, ses conditions d’accès et son articulation avec le PTZ classique dépendront de la version finalement adoptée.





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