Le montant moyen de la taxe foncière a augmenté de 93,4 % en vingt ans, pour atteindre 635 euros en 2025.
Face à cette hausse, l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi) réclame une réforme de la fiscalité locale, notamment pour mieux répartir la contribution entre propriétaires et locataires.
Une hausse 2,5 fois supérieure à l’inflation
Selon l’Observatoire national des taxes foncières de l’Unpi, publié le 15 octobre 2026, son montant moyen est de 635 euros en 2025, soit une hausse de 93,4 % par rapport à 2005. D’après l’organisation, cette progression représente deux fois et demie celle de l’inflation sur la même période.
Chaque année, les propriétaires doivent s’acquitter de cet impôt, qu’ils occupent leur logement ou le mettent en location. Le montant dépend notamment de la valeur locative cadastrale du bien et des taux votés par les collectivités locales.
Deux facteurs expliquent en partie la hausse observée depuis vingt ans : les taux locaux de taxe foncière ont progressé de 32 %, tandis que les valeurs locatives cadastrales ont augmenté de 46 %, rapporte l’Unpi. Ces valeurs servent de base au calcul de l’impôt et font l’objet d’une revalorisation annuelle.
Des hausses particulièrement marquées dans les grandes villes
Dans les 50 communes les plus peuplées de France, le montant moyen de la taxe foncière atteint 973 euros en 2025, d’après les chiffres rapportés par Le Parisien. Les écarts restent importants selon les villes : la facture moyenne s’élève à 1 173 euros à Bordeaux et à 1 487 euros à Grenoble.
Paris se distingue par l’ampleur de la hausse enregistrée en vingt ans. La taxe foncière y a progressé de 261 % entre 2005 et 2025, d’après les données de l’Unpi. En incluant la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, le montant moyen atteint 1 179 euros dans les 50 plus grandes villes de France.
« Les propriétaires payent des charges de plus en plus importantes et ce n’est plus juste », estime Sylvain Grataloup, président de l’Unpi, dans un communiqué publié le 15 octobre 2026.
L’Unpi veut revoir le financement des collectivités
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, l’organisation appelle à « refondre la fiscalité locale et la taxe foncière ». Elle défend notamment le principe d’une « contribution locale des usagers », qui ne reposerait plus uniquement sur le statut de propriétaire, mais concernerait l’ensemble des habitants, propriétaires comme locataires.
Cette proposition renvoie à la question du financement des collectivités locales depuis la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales, effective pour tous les contribuables depuis le 1er janvier 2023. Cet impôt concernait auparavant les occupants du logement, propriétaires ou locataires.
La réforme a modifié les ressources des collectivités, qui bénéficient notamment de mécanismes de compensation de l’État. La taxe d’habitation reste par ailleurs applicable aux résidences secondaires et à certains logements vacants.
Pour l’Unpi, la hausse de la taxe foncière pose donc une question plus large : celle de la répartition de l’effort fiscal entre les habitants et du financement des services publics locaux.





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