Construite en 1853 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la maison Coignet est considérée comme l’un des premiers édifices au monde bâtis en béton. Classée monument historique en février 2024, cette demeure aujourd’hui très dégradée sera mise aux enchères le 3 novembre, avec une mise à prix de 1,26 million d’euros.
C’est une demeure au passé architectural remarquable. La maison Coignet, située à Saint-Denis, sera proposée aux enchères en ligne le 3 novembre 2026, rapporte Le Parisien. La vente, organisée par l’office notarial SAS Daudruy et associés, durera 24 heures. La mise à prix est fixée à 1 260 000 euros.
Classée monument historique depuis février 2024, la propriété compte douze pièces réparties sur trois niveaux, pour une surface totale annoncée de 858 m2. Elle s’étend sur un terrain de près de 3 000 m2, lui aussi protégé. L’annonce la présente comme une « demeure architecturale remarquable à restaurer ».
Une maison historique laissée à l’abandon
La maison Coignet a été construite en 1853 par François Coignet, ingénieur et entrepreneur lyonnais. Elle est considérée comme l’un des premiers édifices au monde réalisés en béton, selon l'office du tourisme de Seine-Saint-Denis.
La demeure témoigne d’une innovation technique majeure pour l’époque. François Coignet a utilisé du béton pisé de mâchefer coulé dans des coffrages, une méthode qui a contribué à l’histoire de la construction moderne.
Mais derrière son intérêt patrimonial, le bâtiment se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancé. Propriété du groupe Saria depuis plusieurs décennies, il a été laissé à l’abandon. Des fenêtres ont disparu, des plafonds se sont effondrés et certains escaliers sont endommagés. La végétation a également envahi les façades.
Pour protéger la maison, une vaste structure métallique bâchée, surnommée « échafaudage parapluie », a été installée avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) d’Île-de-France. Le 17 octobre 2026, un début d’incendie a par ailleurs nécessité l’intervention des pompiers.
Un prix élevé au regard des travaux à réaliser
La mise à prix de 1,26 million d’euros ne représente que le point de départ des enchères. Le futur propriétaire devra également prendre en compte le coût d’une restauration importante, dans le respect des contraintes liées au classement du bâtiment et de son terrain.
La vente pourrait donc représenter un investissement conséquent pour un acquéreur, entre le prix d’achat et les travaux nécessaires à la sauvegarde de la demeure.
Interrogée par Le Parisien, Silvia Capanema, adjointe au maire chargée du tourisme, estime que « le prix est élevé et les travaux seront d’importance ». Reste à savoir si un acquéreur se manifestera pour cette propriété singulière, dont la restauration constitue un enjeu patrimonial autant qu’immobilier.





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