Les dernières données publiées ce mardi 29 septembre par le Service des données et études statistiques (SDES) montrent que la construction neuve reste encore fragile en France, même si les mises en chantier continuent de progresser.
En août 2026, 29 749 logements ont été autorisés à la construction, soit une légère baisse de 1,1 % par rapport à juillet, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Ce recul intervient après une stabilité en juillet et une baisse de 4,6 % en juin.
Pour les ménages qui cherchent à acheter ou à louer, ces chiffres ne sont pas anodins. Moins de permis aujourd’hui peut signifier moins de logements neufs disponibles demain, alors que de nombreuses villes restent confrontées à une offre insuffisante.
Les permis de construire restent à la peine
Sur l’ensemble des huit premiers mois de 2026, le niveau mensuel moyen des autorisations est identique à celui enregistré sur l’ensemble de l’année 2025. Autrement dit, malgré quelques rebonds ponctuels depuis janvier, le marché n’a pas encore véritablement accéléré.
Sur douze mois, 369 723 logements ont été autorisés, soit 9,7 % de moins que la moyenne des cinq années précédentes.
Le détail montre également des écarts selon les types de logements. En août, les autorisations de logements individuels reculent de 2,1 %, tandis que celles des logements collectifs restent presque stables, à -0,4 %.
Les chantiers, eux, continuent de repartir
Le signal est plus encourageant du côté des logements effectivement mis en chantier.
En août, 27 663 logements auraient été commencés, soit une progression de 4,1 % sur un mois. Cette hausse fait suite à une augmentation de 5,8 % en juillet et de 1,8 % en juin.
Cette évolution est importante : un permis de construire ne signifie pas qu’un chantier démarre immédiatement. Le nombre de mises en chantier donne donc une image plus concrète de l’activité réelle du secteur.
Sur les huit premiers mois de 2026, le niveau mensuel moyen des mises en chantier est ainsi 21,2 % supérieur à celui observé sur l’ensemble de l’année 2025. Sur douze mois toutefois, 300 244 logements ont été commencés, un volume encore 9,5 % inférieur à la moyenne des cinq années précédentes.
Une reprise encore trop fragile
Les logements collectifs résistent mieux que les maisons individuelles. En août, les mises en chantier progressent de 4,9 % pour le collectif, contre 2,8 % pour l’individuel.
La tendance est donc contrastée : les permis de construire stagnent, mais les chantiers repartent progressivement.
Reste que le secteur évolue encore nettement en dessous de ses niveaux passés. Et tant que les autorisations ne redémarreront pas durablement, l’amélioration observée sur les chantiers risque de rester limitée.
Le SDES appelle par ailleurs à la prudence concernant les chiffres d’août sur les mises en chantier, plus fragiles que d’habitude en raison d’une part plus importante d’estimations.





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