Pierre Chaperon

Pierre Chaperon

Bonjour ! Soy periodista desde hace unos quince años y corresponsal en Madrid desde 2016 para distintos medios franceses (Radio France, RFI o Le Parisien). Desde septiembre de 2025 me he incorporado a idealista/news Francia con la ilusión de analizar el mercado inmobiliario y económico francés. Apasionado del deporte y de la actualidad, me gusta descifrar las tendencias que marcan nuestro día a día.

Dès 2027, la Ville appliquera le taux maximal sur les logements vacants. Objectif : remettre 20 000 biens sur le marché.

À Paris, laisser un logement vide coûtera plus chère.

À compter du 1er janvier 2027, Paris renforcera fortement la taxation des logements vacants : 30 % de leur valeur locative cadastrale la première année d’imposition, puis 60 % la suivante. La Ville espère ainsi remettre environ 20 000 logements sur le marché parmi les 80 000 biens considérés comme durablement vacants. Une mesure saluée par la majorité municipale, mais vivement critiquée par l’opposition et la FNAIM.
Lyon ajoute la chaleur aux contrôles de salubrité. Sans seuil légal, mais avec un risque accru pour les bailleurs.

Lyon fait entrer la chaleur dans le droit du logement

Lyon innove en intégrant la surchauffe estivale à l’évaluation de la salubrité des logements, une première en France. Sans fixer de seuil légal de température, la ville permet aux locataires de saisir ses services en cas de logement jugé dangereux pour la santé. Le préfet peut ensuite imposer des travaux au propriétaire. La mesure ne change pas les règles nationales, qui ne prévoient aucune température maximale pour louer, mais elle accroît la pression sur les bailleurs. Près de la moitié des logements analysés présentent déjà un confort d’été jugé insuffisant.
Frein aux excès, l’encadrement des loyers progresse mais suscite contournements, disparités locales et tensions sur l’offre.

Quel bilan pour l’encadrement des loyers ?

Pérennisé au-delà de 2026, l’encadrement des loyers affiche des résultats contrastés. À Paris, il aurait freiné la hausse de 5,2 % entre 2019 et 2024, permettant aux locataires concernés d’économiser environ 1 000 euros par an. Mais 32 % des annonces en zones encadrées dépassent les plafonds, avec de fortes disparités selon les villes et les surfaces. Entre compléments de loyer et tensions sur l’offre, le dispositif reste contesté et son efficacité dépend largement des contrôles.

Passoires thermiques : le Sénat accorde un sursis sous conditions

Le Sénat a adopté le projet de loi « Relance et décentralisation du logement », qui permettrait de maintenir ou remettre en location certains logements classés F et G sous conditions de travaux. Le texte introduit aussi le confort d’été dans les rénovations et renforce les pouvoirs des maires sur l’attribution des logements sociaux. Présenté comme une réponse à la pénurie locative, il suscite de vives critiques des associations.
La CNL accuse l’État de mise en danger de la vie d’autrui à cause de logements qui surchauffent lors des vagues de chaleur.

Canicule : la CNL va attaquer l’État pour inaction

La Confédération nationale du logement (CNL) va porter plainte contre l’État pour « mise en danger de la vie d’autrui », dénonçant son inaction face aux « logements bouilloires ». Selon une étude, 90 % des logements sont mal adaptés aux fortes chaleurs et près d’un sur deux présente un risque élevé de surchauffe. Après la canicule de fin juin, plus de 2 000 décès supplémentaires ont été recensés. La CNL veut faire reconnaître qu’un logement dépassant 35 à 40 °C n’est plus un logement décent.
La pétition sur internet « Pas de volets, pas de loyer » explose. Mais peut‑on vraiment arrêter de payer quand son logement est invivable ?

Canicule et loyers : que peuvent faire les locataires de bouilloires ?

Plus de 50.000 personnes ont signé la pétition « Pas de volets, pas de loyer », qui dénonce les « logements bouilloires » et réclame un droit à des protections contre la chaleur. En l’état du droit, un locataire ne peut toutefois pas cesser de payer son loyer de sa propre initiative. En cas de surchauffe, il peut demander des travaux au propriétaire puis saisir la justice, qui seule peut ordonner des aménagements ou une réduction de loyer.
Christine Lagarde, presidenta del BCE

Les Français n’espèrent plus de baisse des taux, mais achètent

Les Français ne misent plus sur une prochaine baisse des taux immobiliers, mais ils n’abandonnent pas leurs projets d’achat. Selon le baromètre Cafpi, 95% d’entre eux ne croient plus à une baisse des taux d’ici fin 2026 et 50,6% anticipent même une nouvelle hausse. Pourtant, seuls 6,8% comptent reporter leur acquisition. Face à un crédit désormais stabilisé autour de 3%, les ménages s’adaptent : ils allongent les durées d’emprunt, réduisent leurs ambitions ou se tournent vers des biens à rénover. La priorité reste l’accession à la propriété, portée par des besoins concrets de logement malgré un contexte financier plus contraignant.
Dans plusieurs grandes agglomérations, 95% des annonces sont hors des plafonds. Le complément de loyer est au cœur des dérives.

Logement étudiant : quand l’encadrement ne joue plus son rôle

L’encadrement des loyers étudiants peine à jouer son rôle de protection. Selon une enquête de Que Choisir, 73% des annonces analysées présenteraient au moins une irrégularité, et jusqu’à 95% dans les villes soumises au plafonnement des loyers. Le principal contournement concerne le complément de loyer, souvent appliqué sans justification suffisante et qui augmente fortement le coût des petites surfaces. Face au manque de logements Crous, les étudiants acceptent souvent des conditions défavorables par peur de perdre une opportunité. Des recours existent, mais les démarches restent longues et difficiles pour de nombreux locataires.