Actualité du jour 1 du septembre de 2026

L’offre progresse à peine (+1,1 %) tandis que les loyers bondissent : le marché locatif reste sous forte pression.

Marché locatif : offre en léger rebond, tension toujours forte

Le marché locatif français reste sous forte tension en 2025. L’offre ne progresse que de 1,1 % sur un an, tandis que les loyers augmentent de 3,3 % et atteignent 723 euros en moyenne charges comprises. Les étudiants et les jeunes actifs sont particulièrement touchés, notamment dans les grandes métropoles où la concurrence entre candidats s’intensifie. Malgré l’encadrement des loyers, les dépassements restent nombreux. Le manque de logements et le retrait de certains investisseurs entretiennent la crise.
Votée en avril 24, la loi se veut l’arme choc pour éradiquer les logements indignes qui menacent la santé de milliers d’habitants.

Loi contre l’habitat indigne : éradiquer définitivement l’insalubre

Près de 1,5 million de logements seraient encore vétustes, dangereux ou insalubres en France. La loi de 2024 renforce les moyens des collectivités pour identifier les immeubles dégradés, imposer des travaux et accélérer certaines expropriations. Les sanctions contre les bailleurs abusifs sont également alourdies. Déjà appliqué dans plusieurs villes, le dispositif doit accélérer les rénovations, mais son coût pourrait fragiliser certains propriétaires et copropriétés.
Le marché immobilier se redresse en 2026, mais la confiance reste fragile et la reprise dépendra des choix économiques et fiscaux.

Immobilier : le marché se redresse mais reste sous haute surveillance

Après deux années de recul, le marché immobilier français retrouve de l’activité. Les ventes devraient progresser de 11 % en 2025, avec 940 000 à 960 000 transactions, tandis que les prix pourraient augmenter de 2 à 3 % en 2026. La stabilisation des taux autour de 3 % améliore légèrement le pouvoir d’achat des ménages. Mais la reprise reste fragile, entre incertitudes économiques et fiscales, banques sélectives et investisseurs encore prudents.
Un amortissement inédit sur la location vide, mais des plafonds et des contraintes qui laissent sceptiques

Statut du bailleur privé : un amortissement qui peine à séduire


Le nouveau statut fiscal du bailleur privé veut rendre la location nue plus attractive grâce à un mécanisme d’amortissement. En échange, les propriétaires doivent respecter des plafonds de loyers, des conditions de ressources pour les locataires et plusieurs limites fiscales. Présenté comme un levier majeur pour relancer l’offre locative, le dispositif est pourtant jugé trop encadré et insuffisamment avantageux par une partie du secteur, notamment dans les zones tendues.
Le budget 2026 prévoit une forte baisse des droits de mutation pour les primo-accédants, appliquée à la main par les départements.

Primo-accédants : des frais de notaire allégés selon les territoires

Le budget 2026 prévoit un nouvel allègement des droits de mutation pour les primo-accédants, avec une réduction pouvant aller jusqu’à 50 %. Mais le dispositif restera entièrement décentralisé : chaque département décidera s’il applique ou non cette baisse. Les économies pourraient dépasser 10 000 € dans certains cas, mais les écarts territoriaux devraient se creuser. Avant d’acheter, il faudra donc vérifier précisément les règles locales.
Interdictions de louer, loyers sous pression, reventes pénalisées : les logements énergivores subissent une décote durable.

Passoires thermiques : jusqu’où la décote va frapper les prix ?

La décote des passoires thermiques est désormais bien visible sur le marché immobilier. Les logements classés F ou G se vendent moins cher que les biens mieux notés et sortent progressivement du parc locatif à mesure que les interdictions de louer se renforcent. Cette baisse de valeur crée toutefois des opportunités pour certains investisseurs, qui achètent avec décote, rénovent puis relouent ou revendent. La performance énergétique devient ainsi un critère central de valorisation.
Loyers record et pouvoir d’achat en berne, la hausse des impayés atteint des taux record à Paris et dans sa région.

Les loyers impayés explosent en Île-de-France

Les impayés de loyers atteignent des niveaux inédits en Île-de-France, avec un taux de 3,5 % en octobre 2025 contre 0,9 % avant le Covid. Les retards de paiement se banalisent, tandis que les propriétaires renforcent leurs garanties et deviennent plus sélectifs. Cette méfiance détourne une partie de l’offre du locatif classique, accentuant la pénurie de logements et la pression sur les loyers, dans un contexte de pouvoir d’achat toujours fragilisé.
Dossiers bloqués, travaux gelés et artisans du bâtiment en première ligne de la crise, la mesure est suspendue faute de budget.

MaPrimeRénov’ bloquée : chantiers suspendus, filière sous pression

La suspension de MaPrimeRénov’ depuis le 1er janvier 2026 plonge la rénovation énergétique dans l’incertitude. Faute de budget adopté, les nouveaux dossiers sont bloqués et ceux non validés avant fin 2025 restent en attente. De nombreux ménages reportent leurs travaux, tandis que les artisans redoutent un nouveau recul d’activité. Présentée comme temporaire, cette pause alimente le flou sur l’avenir du principal dispositif public d’aide à la rénovation énergétique.
Savills saca al mercado la antigua residencia de Sean Connery en la Riviera Francesa por 23,5 millones de euros

Vente de logements anciens : une reprise sous pression en 2026 ?

Le marché immobilier ancien a nettement redémarré en 2025, avec des ventes en hausse de 10 à 12 % et des prix qui repartent légèrement à la hausse. Une reprise qui reste toutefois fragile. En 2026, son évolution dépendra surtout des taux de crédit, attendus autour de 3 à 3,5 %, de la situation de l’emploi et des décisions publiques en matière de logement. Selon les professionnels, le marché pourrait poursuivre son rebond ou, au contraire, connaître un nouveau coup d’arrêt.
Vincent Jeanbrun veut lancer une charte pour encadrer les diagnostiqueurs immobiliers, accusés de fraudes et de DPE approximatifs.

Charte DPE : le gouvernement veut réhabiliter les diagnostiqueurs

Face aux critiques visant la fiabilité des diagnostics de performance énergétique, le gouvernement prépare une charte destinée à renforcer la déontologie et l’indépendance des diagnostiqueurs. Le projet, présenté lors des Assises du diagnostic immobilier, vise à restaurer la confiance et à clarifier la représentation de la profession. Il s’ajouterait aux contrôles et sanctions déjà existants, tandis que d’autres pistes sont étudiées, dont la formation continue et une éventuelle carte professionnelle.
Immobilier 2026 : tendances et prévisions de la rentrée

Immobilier 2026 : tendances et prévisions de la rentrée

Le marché immobilier français aborde la rentrée 2026 dans un contexte de stabilisation, mais reste sélectif. Le DPE, la qualité énergétique, l’emplacement et la présence d’un espace extérieur influencent la valeur et l’attractivité des biens. Les taux de crédit, globalement stables durant l’été, pourraient évoluer à la rentrée. Les dispositifs comme le PTZ et MaPrimeRénov’ continuent de soutenir certains projets, les villes moyennes et les territoires provinciaux dynamiques attirent les acquéreurs. Il convient donc d'adapter sa stratégie et de privilégier une analyse locale du marché.