Airbnb : les propriétaires devront revoir leurs consignes de départ

Vaisselle, draps, poubelles… Dès les réservations du 20 novembre, Airbnb encadrera les corvées de départ imposées par les hôtes.
Enseigne Airbnb
Raysonho Wikimedia commons

Les fins de séjour dans une location Airbnb vont changer. La liste des corvées ressemblait plus à un inventaire à la Prévert qu’au programme d’une ultime journée de vacances. La plateforme américaine a décidé de revoir les règles et entend raccourcir cette liste. Pour les réservations effectuées à partir du 20 novembre, elle encadrera davantage les demandes des propriétaires. Attention : c’est bien la date de réservation qui compte, pas celle du séjour.

Les vacances ne finiront plus à l’essorage

Airbnb encadrera les tâches ménagères demandées aux voyageurs
RDNE Stock project Pexels

Petite révolution ou simple évolution ? Les hôtes ne pourront généralement plus demander de tâches nécessitant « un effort ou un temps considérable », ou habituellement réalisées par une personne chargée du ménage. Dont acte.

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Une bonne nouvelle pour les vacanciers. Sur les réseaux sociaux, l’annonce en a fait réagir plus d’un. « Si je voulais faire des corvées comme laver la vaisselle et sortir les poubelles, je resterais tout simplement chez moi », résume un internaute. En revanche, chez certains hôtes, c’est un peu la soupe à la grimace. L’un d’eux trouve « étrange que des tâches élémentaires comme laver la vaisselle ou sortir les poubelles soient désormais jugées excessives ».

Plus question de se substituer à une équipe d’entretien. Fini donc la vaisselle à laver et à ranger, les draps à retirer, la lessive à lancer ou les déchets à emporter hors de la propriété avant de quitter son lieu de villégiature.

L’évier reste une destination autorisée

Changement de draps
cottonbro studio Pexels

Les vacanciers ne pourront pas partir pour autant sans rien faire. Question de bonne éducation ? Pas que. Les propriétaires resteront libres de demander de déposer les assiettes sales dans l’évier. Pareil pour rassembler les serviettes utilisées ou trier les déchets dans les poubelles intérieures prévues.

De là à croire qu’on pourra désormais laisser les lieux dans un état déplorable ? Pas si vite. Les voyageurs sont tenus de faire preuve d’un minimum de savoir-vivre et de rendre les lieux dans un état ne nécessitant pas de nettoyage excessif. Quant aux frais de ménage, ils ne disparaissent pas : ils couvrent le nettoyage standard entre deux réservations.

La climatisation n’est pas là pour décorer

Climatiseur d'intérieur
Jakub Zerdzicki Jakub Zerdzicki

Autre changement : un propriétaire ne pourra généralement pas annoncer la présence d’un équipement et, dans le même temps, demander aux voyageurs de ne pas l’utiliser. Pour illustrer son propos, Airbnb donne l’exemple de la climatisation. Elle ne pourra plus servir d’argument de réservation avant d’être traitée comme une pièce de musée. Demander de l’éteindre en quittant le logement restera, en revanche, acceptable.

Derrière tout ça, une logique de transparence. Ainsi, les consignes devront être affichées dans la rubrique dédiée de l’annonce avant la réservation. Un post-it dans la cuisine, un message, une explication à l’arrivée des voyageurs : les propriétaires ne pourront plus s’en servir pour ajouter de nouvelles exigences après coup.

Rappeler une demande déjà annoncée, oui. Enrichir discrètement le programme, non. Les règles sur le bruit, le tabac, les animaux ou la fermeture du logement à clé resteront possibles.

Airbnb fera aussi le ménage dans les annonces

Fini aussi, en règle générale, les amendes. Facturer des assiettes restées sales sera donc exclu. Un dégât, un objet disparu, un ménage hors norme ? Là, l’hôte pourra toujours demander à être remboursé.

Aux propriétaires de relire leur règlement et leurs messages de départ. Airbnb signalera les consignes hors des clous directement dans l’outil de gestion de l’annonce. Les récalcitrants ? Ils s’exposent à un avertissement affiché aux voyageurs. Ou à une chute dans les résultats de recherche. Pas de suppression automatique pour une consigne de trop. Mais en cas de récidive, la plateforme peut aller jusqu’à suspendre le compte.

Les vacanciers pourront bien partir sans lancer une dernière machine. Pas en laissant les vestiges d’une troisième mi-temps…

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